Edward Castronova avait construit "Arden : World of Shakespeare", un monde dans lequel les joueurs interagissait avec des personnages issus du théatre shakespearien. Arden était également un terrain d’expérimentation. Castranova pensait pouvoir disposer d’une "boite à pétri" avec laquelle il pourrait en toute sécurité mettre à l’épreuve des théories économiques.
Arden a fermé, faute d’un intérêt suffisant de la part des joueurs. L’analyse que donne Castranova est sans concession : le jeu n’était tout simplement pas assez amusant, et il donne rendez vous pour un "Arden II : London Burning", dont le titre, au moins, est plus en phase avec l’imaginaire de la communauté vidéo-ludique
Le fait d’utiliser les mondes en ligne comme des cultures sociales dans lesquelles des expérimentations pourraient être tentées n’est pas sans poser des problèmes éthiques. C’est oublier un peu vite que jouer avec des personnages en ligne c’est jouer avec les personnes qui les animent. C’est ensuite céder à la même illusion d’Harri Sheldon, du nom du personnage qui ouvre le cycle de Fondation, et imaginer que la manipulation d’un grand nombre de variables permet de saisir l’expérience du jeu